La société algérienne face au changement

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le capitalisme n’est pas mort!

Le capitalisme n’est pas mort ! Je ne suis pas un théoricien planétaire. Je satisfais  d’aller dans la réplique à un auteur D’El Watan, bien intentionné. 

1- « Les Etats-Unis sont-ils en train d’enterrer le système capitaliste qu’ils ont toujours défendu à l’intérieur comme à l’extérieur de leurs frontières ? » 

Enterrer ou bricoler le capitalisme ? Les Etats-Unis et l’Occident capitalistes et/ou libéraux ont dépensé des sommes colossales pour combattre le socialisme (à chacun selon son travail) et le communisme (à chacun selon ses besoins). C’est presque un conte ou une narration intempestive. 

Le système capitaliste est si complexe qu’il échappe même aux capitalistes. Il va du capitalisme pur et dur à des formes précapitalistes. Dans les années soixante un grand travail avait été  fait sur la crise générale du capitalisme et le capitalisme monopolistique d’Etat par des chercheurs marxistes. Et à cet effet, ont été identifiés les processus internes qui ont imprimé un élan au capitalisme international dominant pour parvenir à l’internationalisation de la production puis survint la mondialisation et l’internationalisation des marchés. Le message scientifique citait Lénine qui considérait que le capitalisme n’était que « temporaire ». La régulation de l’Etat capitaliste et ceci malgré les contradictions, a toujours joué d’une manière fondamentale. «Plus d’Etat» n’est pas un phénomène nouveau, comme on veut nous le faire croire, car les capitalistes sont plus pragmatiques que cela, entre la déontologie, les théories et les pratiques, ils ont toujours su trouver les moyens pour assurer le profit. Ils sont capables de vous prouver que 2+2 font 5 ou 3. Ils disent que l’Etat ne peut pas faire faillite, ce n’est donc pas de l’étatisme mais une intervention de l’Etat, sans conséquence pour la contribution des deniers des citoyens. Bien au contraire, on cherche à conforter l’argent-dette, c’est-à-dire le crédit, avoir des liquidités, la confiance pour un retour rapide aux profits. Contrairement à ce que l’on pense, les banques produisent frauduleusement de l’argent, pour un dollar prêté, ils génèrent neuf dollars dans leur compte. Les banques peuvent-elles être ruinées, pas si sûr. Papa-maman viennent au secours, car ils sont dans les faits les Gouvernements et les implications entre eux et les dirigeants des Etats, frère et sœurs ! Par le passé, les banques centrales sont toujours venues au secours des banques en injectant des liquidités, dans le cas de crises ou de retraits massifs des déposants par exemple, juste pour réguler le bisness. 

Nous sommes en face d’une question aussi simple que complexe : la quantité des prêts aux consommateurs a chuté d’où les conséquences directes sur l’économie réelle, le pouvoir d’achat, l’emploi, etc. Mais dans le système capitaliste les Etats, les auteurs, les opérateurs, les financiers et les investisseurs, sont tous complices y compris au sein de l’économie réelle. On a juste le temps d’y voir une grande hypocrisie et s’en amuser. Qu’ont fait les Etats dans les cas des dérèglements des banques, lorsque la croissance n’était pas menacée ? Aujourd’hui, ils sont à la recherche d’un équilibre de la crise avec la croissance et donc de la stabilité politique globale. 

2- « Sont-ils en train de retourner au système interventionniste (socialiste/communiste) qu’ils ont toujours combattu » ? 

On sait qu’entre le socialisme/communisme et le capitalisme, il y a une contradiction fondamentale entre la collectivité et l’individu et comment satisfaire l’un et l’autre. Les « verts » occidentaux font de l’électoralisme uniquement sans comprendre que le capitalisme a d’énormes capacités d’adaptation. Le système capitaliste n’a presque jamais connu de crise de surproduction ou du moins il a atténué son impact par des interventions sévères au sein de l’Union européenne. Le dirigisme capitaliste et la régulation de l’économie ont joué leur rôle en direction de l’efficacité du système mais rien qui ne corresponde aux intérêts des groupes au détriment de la société et du service public. Donc toujours la subordination de l’Etat pour assumer sa grandeur et ses desseins géostratégiques. 

Cette crise ne doit pas ignorer les rapports avec les développements sociaux, les exigences de transparence des citoyens dans les relations sociales-économiques notamment en cette phase de mondialisation capitaliste. 

Au summum de ses victoires sur tout ce qui bouge et donne vie, voici (j’en doute) « l’effondrement » du capitalisme, à genoux de trop de richesses et d’argent. Nous, nous sommes innocents mais avec. 

Alors quelles questions devons-nous poser à notre gouvernement ? Aucune. Je tombe dans le sentimental objectif. Combien ce système basé sur le seul profit, l’exploitation et la corruption est haïssable et ne correspond à aucune valeur d’humanité. Du congrès de Tripoli encore ouvert, au socialisme « spécifique » réalisez-vous quel chemin de trahison parcouru notre Patrie et son  peuple ? Si je n’étais idéaliste, je vous dirais merde… 

Miloud Medjamia 21/10/08 

Dans : Exergue
Par Miloud Medjamia
Le 21 octobre, 2008
A 20:33
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